
Le 13e vol d’essai de Starship, le 24 juillet 2026, marque une première : la mégafusée de SpaceX a transporté et largué 20 satellites Starlink V3 opérationnels. Mais ces satellites n’ont pas atteint l’orbite, et le vol reste un test suborbital, loin d’une validation complète.
20 satellites Starlink V3 à bord, mais pas en orbite
Contrairement aux essais précédents, Starship a embarqué pour la première fois des satellites réels, et non des simulateurs de masse. Les 20 Starlink V3 ont été largués, ont déployé leurs panneaux solaires et testé leurs propulseurs. Ils ont aussi établi des connexions avec le reste de la constellation, via ondes radio et liaisons laser. Clubic précise cependant que ces satellites n’ont pas atteint l’orbite : ils ont suivi la trajectoire suborbitale de Starship, sans effectuer de tour complet de la Terre.
Chaque Starlink V3 promet des performances inédites : jusqu’à 1 Tbps de débit descendant (10 fois plus que la génération précédente) et 160 Gbps en montant (22 fois plus). Ces gains reposent sur des antennes capables de gérer 2 048 faisceaux simultanés, contre 150 à 190 auparavant, et sur 6 lasers à très haute capacité pour relier les satellites entre eux. Les panneaux solaires, deux fois plus puissants, alimentent ce matériel énergivore.
Starship, seul lanceur compatible avec les Starlink V3
Les Starlink V3 ne peuvent être lancés que par Starship. Le Falcon 9, utilisé jusqu’ici pour les générations précédentes, n’est pas adapté à leur taille et à leur masse. SpaceX mise sur ces satellites pour booster sa constellation, mais aussi pour alimenter deux autres projets : Starlink Mobile Gen 2, un service mobile direct vers les smartphones, et Starmind, une constellation dédiée à l’IA.
Cependant, l’exploitation à pleine échelle des Starlink V3 dépend encore de l’autorisation de la FCC, l’autorité américaine des télécommunications. Les terminaux Starlink actuels devront aussi être mis à niveau pour en profiter. Pour l’instant, SpaceX avance, mais les utilisateurs devront patienter.
Un vol d’essai toujours partiel
Le 13e vol de Starship reste un test suborbital, comme le souligne Clubic. Les satellites n’ont pas été placés en orbite, mais leur largage a permis de valider leur déploiement et leurs premières fonctionnalités. SpaceX n’a pas communiqué sur d’éventuels problèmes techniques lors de ce vol, mais l’absence d’orbite confirme que le système n’est pas encore opérationnel pour des missions commerciales.
Ce que ça change pour SpaceX
Ce vol démontre que Starship peut transporter et larguer des satellites complexes, une étape clé pour son rôle futur. Mais il rappelle aussi les limites actuelles : la fusée n’a pas encore prouvé sa capacité à placer des charges en orbite de manière fiable. Les Starlink V3, avec leurs performances accrues, pourraient révolutionner l’accès internet par satellite, mais leur déploiement massif dépendra de la maturité de Starship et des autorisations réglementaires.
Le 13e vol de Starship est un pas en avant, mais pas une révolution. SpaceX valide des technologies prometteuses, mais le chemin vers une exploitation commerciale reste semé d’embûches, techniques et administratives.




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